Annonces Hebdomadaires - Paroisses Catholiques du Pays d'Auge Ornais

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Annonces Hebdomadaires

Horaires des Messes
Des Fleurs, des Fruits et... des Racines

               Le psaume 71 que nous avons entendu évoque le symbolisme des fleurs. La justice et la paix caractérisent une société gouvernée par un chef soucieux de recevoir de Dieu son autorité et ses pouvoirs : « en ces jours-là, fleurira la justice, grande paix jusqu'à la fin des temps. » La justice et la paix surgiront naturellement, comme le font les fleurs sur l'arbre sain, lorsque ce sera Dieu lui-même qui régnera par le moyen d'un chef sensible envers le sort des plus petits de son royaume. En effet, la marque, le signe qui ne trompe pas, le psaume nous explique que ce sera l'attention visible et la sollicitude qu'il porte aux plus pauvres et aux plus démunis d'entre ses sujets: « il donne le droit aux malheureux et il délivre le malheureux qui appelle ».
 
               Jean le Baptiste va plus loin, puisqu'il préfère le symbolisme des fruits au travers la prédication que nous avons entendu : « produisez donc un fruit digne de la conversion (…) tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu ». Encore une fois, de bons fruits surgiront naturellement, spontanément, d'arbres sains et en bonne santé, comme le font les fleurs : ils en sont même la conséquence !

               La question se pose donc de la manière avec laquelle il nous est possible d'obtenir de belles fleurs et de bons fruits. Pour cela, je suppose qu'il n'y a guère besoin de demander aux jardiniers pour obtenir des réponses. Le bon sens nous le dit déjà : une condition nécessaire et indispensable est pour la plante en question, d'avoir de bonnes racines. Une fois coupée de ses racines, la plante ne produira plus rien, et dépérira plus ou moins vite, mais très certainement. Il est inutile et vain de chercher de belles fleurs et de beaux fruits sur des plantes sans racines, ou sur de très mauvaises racines. Il me semble que nous savons cela, mais il me semble aussi qu'il nous est très facile de l'oublier, pour la simple et bonne raison que les racines ne se voient pas. N'est-il pas vrai que souvent, ce sont surtout les choses qui se voient qui se trouvent facilement valorisées ?
 
               La question centrale qui doit donc nous préoccuper, la mission qui est la nôtre, et qui nous est si bien décrite par Jean le Baptiste, est celle de « produire un fruit de conversion ». C'est-à-dire, d'améliorer nos capacités à servir la justice, la vérité et la charité, de grandir en des personnes justes, en des personnes vraies et en de bonnes personnes.
 
               La qualité, la personnalité, le caractère sont à la personne ce que les racines sont à la plante. Une belle fleur est à la plante ce que la bonté et le sourire est à la personne. Ce temps de l'avent est un temps béni qui peut nous permettre de nous rendre compte où nous en sommes dans la construction de nos personnes. Dans mes attitudes, dans mes comportements, est-ce que je m'oriente vers la vérité, vers la justice, vers la bonté ? Est-ce là une préoccupation pour moi ? Quels sont les moyens concrets que je prends, afin de vivre avec davantage de confiance, de bonté et d'espérance ?
 
               Contre Toutes les Pollutions
 
               Lors de chaque minute qui passe, nous dit-on, l'équivalent d'un gros camion chargé de détritus de plastique est déversé dans les océans, ce qui est un sujet d'inquiétude et d'effroi toujours croissant. Nous le savons bien, les diverses formes de pollutions entravent le développement de la vie, et de la vie organique en premier lieu. Lorsque la qualité d'un sol est pollué de diverses manières, la vie que ce sol peut porter est mis en danger.
 
               Mais il existe bien d'autres formes de pollution. Nos imaginaires, nos univers psychiques et mentaux, nos manières de penser et d'évoluer, ne sont-ils pas fréquemment « pollués », c'est-à-dire entravés dans le développement de leurs capacités les meilleures ? Vers 1840, donc bien avant la société d'information dans laquelle nous sommes actuellement, un philosophe danois mettait déjà en garde contre les formes subtiles de pollution de nos environnements de pensée. Sil le plastique déversé dans nos océans encombre et empêche l'épanouissement de la vie, de la même manière, bien des images et les imaginaires qu'elles portent, nous empêchent souvent de déployer nos capacités à faire surgir une société plus belle, plus juste et plus aimable.
 
               Deux exemples proposés par ce philosophe.
 
               Le premier exemple est celui-ci : pour de bonnes raison, il est interdit de vendre de l'alcool aux enfants, car, nous le comprenons, l'alcool endommage l'intégrité physique de l'individu en croissance. Mais alors, pourquoi est-ce si difficile, voire impossible, de sélectionner l’accès à l'image et à l'information que nos enfants vont utiliser ? Des filtres existent afin de faire le tri sur ce que les enfants et les jeunes vont utiliser sur les écrans. Pourtant, l'utilisation des filtres n'est pas commune, les parents sont bien souvent dépassés pour mettre en place les garde-fous, les barrières qui permettraient de protéger leurs enfants. Pourquoi une si grande négligence vis-à-vis de ce qui va constituer l'imaginaire et le référentiel d'une personnalité en cours de développement? Est-ce que ce sont les fruits de justice, de bonté et de vérité qui sont recherchés par ces activités avec lesquelles nos jeunes et nos enfants, et nous avec eux, nous nous engageons sur les réseaux ? Sommes-nous devenus davantage aimables et aimants à la suite de sessions de plusieurs heures de consommation d'images et d'information ? Quelles sont la nature des racines qui sont ainsi développées ? Quels fleurs et quels fruits porteront-elles sur le long terme ? Et pourquoi est-ce si difficile de nous poser ces questions ?
 
               Le deuxième exemple proposé par notre philosophe danois est celui de nos agents de propreté dans nos rues et dans nos cités. Souvent, la nuit, des personnes agissent pour que nous soyons débarrassés des encombrants inutiles que nous avons nous-mêmes produits. Mais en même temps, des agents pollueurs bien différents agissent eux-aussi. Ils agissent non pas tant sur nos environnements matériels que sur nos esprits et sur nos intelligences. En effet, avons-nous conscience des encombrants qui nous sont déversés, sans arrêt, en plein jour, sous la forme de publicité, de propagande, d'images et d'information ? Un français moyen lit chaque jour l'équivalent d'un roman de plusieurs centaines de pages. Seulement ce n'est pas un roman qu'il lit, mais des slogans, répétés, assénés qui parviennent dès que les yeux ses sont levés sur les affiches et sur les écrans. Et quelle est la nature des racines ainsi construites et développées en sa personnalité ? Comment est-il influencé, construit, lentement, par tout ce qu'il consomme, en lisant et en regardant ? Encore une fois, est-ce que tout cela l'aide à porter de beaux fruits, à devenir davantage aimant et aimable, juste et bon ?
 
               Jean le Baptiste ne s'encombrait pas de tout le superficiel. Avec sa peau de chameau et sa ceinture, il ne gardait que l'essentiel. Il allait droit à la mission première qui est celle de porter de beaux fruits, des fruits de conversion. Sans doute ne nous sommes pas capables de cette austérité, mais tout de même la question se pose : alors que nous nous engageons davantage vers l'accueil du Christ Sauveur dans l’événement de sa naissance, demandons ensemble la grâce de nous construire sur de solides et saines fondations et racines. Ainsi, et seulement ainsi, serons-nous capables de porter de belles fleurs et de beaux fruits, de construire une plus belle société ou d'améliorer nos environnements de vie.
« MAISON PAROISSIALE »
18, rue Gigon La BERTRIE - 61120 VIMOUTIERS
Tél: 02 33 39 02 23
Copyright Octobre 2022
     Permanences d'accueil :
  • Lundi : 10h00- 12h00
  • Mercredi 10h00-12h00(Prêtre)
  • Lundi-Mercredi-Vendredi : 15h-17h
    Permanence d’accueil à la sacristie du Sap : Mardi : 10h00-12h00
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Tél: 02 33 39 02 23
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